Message de la présidente

Forte d’une expérience de plus de 20 ans acquise au sein de différents refuges et SPA du canton j’ai souvent constaté que les animaux qui présentent un problème de comportement, un handicap ou qui sont trop âgés ne peuvent plus être placés.

Non pas parce que le problème n’est pas gérable par des soins ou une structure adaptée mais parce que  la grande majorité des adoptants potentiel préfère  accueillir un animal en bonne santé. En effet, un animal en situation de handicap, qui présente des problèmes comportementaux ou qui est âgé, demande un engagement supplémentaire tant en terme d’investissement personnel qu’en terme de dépenses financières.

Ces animaux finissent par envahir les refuges qui ont déjà un quota à tenir. Ces derniers ne peuvent pas se permettre d’être saturés par ce genre d’animaux donc finissent par les refuser ou les euthanasier.

La loi vise à protéger la dignité et le bien être animal. Certains vétérinaires ainsi que certains refuges l’ont bien compris raison pour laquelle ils font appel à nous. Aucune structure n’étant à ce jour, existante dans le canton.

On en arrive donc à la conclusion que l’on peut être d’avis que le fait de permettre à un animal de terminer son chemin dans de bonnes conditions et de ne pas lui ôter la vie en raison de son âge ou de son infirmité procède d’un traitement conforme à l’idée selon laquelle un animal n’est pas une simple chose.

Des personnes voyant approcher leur départ dans un EMS sont soulagées de pouvoir placer leur animal âgé en structure définitive.

La vision de l’animal dans la société ainsi que dans le domaine vétérinaire a beaucoup évolué. Actuellement I’euthanasie n’est plus une solution de confort.

Pour le futur, ce genre d’association pionnière en protection animale devient une nécessité car elle n’est rien d’autre qu’un prolongement de placement

Céline Roulin Mukhiya